28 Sept. 2011

Présumé coupable

Présumé coupable

Un film de Vincent Garenq

Le film raconte le calvaire d'Alain Marécaux - "l'huissier" de l'affaire d'Outreau - arrêté en 2001 ainsi que sa femme et 12 autres personnes pour d'horribles actes de pédophilies qu'ils n'ont jamais commis. C'est l'histoire de la descente en enfer d'un homme innocent face à un système judiciaire incroyablement injuste et inhumain, l'histoire de sa vie et de celle de ses proches broyée par une des plus importantes erreurs judiciaires de notre époque.

L'avis de Patchouli

Patchouli

Le jeu de la loi.

Pourquoi payer l'entrée ?

- La force de ce film, c’est sa capacité à nous plonger en plein cœur de cette sombre affaire. La caméra suit sans relâche notre huissier, écrasé dans les rouages de la justice, bousculé de prisons en prisons. Découvrez l’affaire d’Outreau, comme vous ne l’avez jamais vu.
- Comment raconter une histoire aussi tragique, sans pour autant pousser le spectateur au bord des larmes ? C’est le secret de Vincent Garenq. Le réalisateur mêle émotions et réalisme avec une étonnante finesse. Ne voyez pas ce film comme un mélodrame, mais plutôt comme un véritable témoignage qui cherche à combattre l’injustice.
- Mention spéciale pour Philippe Torreton qui nous offre une magnifique interprétation, entre force et fragilité. Afin de traduire la grève de la faim de Alain Marécaux, l’acteur a perdu 27 kilos, une vraie métamorphose ! Chapeau !

Pourquoi râler à la sortie ?

- A voir les accusateurs de Marécaux, leurs airs débiles et leurs discours sans queue ni tête, on a peine à croire que la justice ait pu être aussi crédule. On finit par devenir si exaspéré qu’on a presque envie de balancer nos chaussures sur l’écran. Essayez donc de vous retenir.
- Attention aux âmes sensibles. Vincent Garenq nous livre ici un film d’une réalité brute. Pas de musique, juste les mots, les larmes, la colère, le désespoir… Cette œuvre vous glissera dans la peau de Marécaux comme si vous l’incarniez. Alors, accrochez-vous !
- On ne peut s’empêcher de ressentir une certaine frustration devant l’histoire d’amour entre Marécaux et sa femme. Du jour au lendemain, celle-ci l’abandonne, alors qu’ils s’inondaient de lettres romantiques. Que s’est-il passé ? On aurait aimé en savoir un peu plus.

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L'avis du Mâle

Mâle

Au nom de ma loi, je vous arrête !

Pourquoi payer l'entrée ?

- Tout en s’inspirant du journal intime d’Alain Marécaux, Présumé Coupable se focalise sur le point de vue de notre huissier dans cette horrible affaire judiciaire. Le spectateur se retrouve confronté, tout comme le héros, à cette justice implacable et incompréhensible dont personne ne ressort indemne ! Une vraie immersion !
- L’un des atouts majeurs du film est sans conteste l’interprétation de Philippe Torreton ! Son jeu est tout en pudeur et en retenue et ne tombe jamais dans la surenchère. On en finit même par oublier qu’il s'agit d'un acteur !
- Épuré à son maximum - absence totale de musique, mise en scène minimaliste - le film suit au plus près le calvaire de l’huissier d’Outreau et de sa famille. On en ressort comme eux, vidé, complètement abasourdi par cette terrible histoire, malheureusement vraie.

Pourquoi râler à la sortie ?

- Quel dommage que la mise en scène, pourtant si réaliste, tombe soudain dans la facilité. Pour symboliser la folie du personnage, on nous abreuve de plans déformés et de hurlements. Pour un peu on se croirait dans un mauvais thriller ! Dommage, d’autant que le reste du film reste très terre à terre.
- Attention, si comme moi vous doutez parfois du fonctionnement de notre bonne vieille justice, ce film ne va pas vous réconcilier avec elle. A la sortie, on est juste pris d’un terrible sentiment d’incompréhension qui reste en travers de la gorge pendant bien longtemps !
- Dommage que le film ne rentre pas plus en détail dans la relation entre Alain Marécaux et sa femme. On reste un peu frustré par leur rupture soudaine ! On aurait voulu que l’histoire nous en dise plus, mais non…

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